Clap de fin...


Le mont Fuji, vu d'avion...
Qui voit le mont Fuji le jour de son départ est sûr de revenir au Japon...


Le mont Fuji, vu d'avion...
Qui voit le mont Fuji le jour de son départ est sûr de revenir au Japon...

Imjingak, foire à touristes
À gauche la Corée du Nord, de l'autre côté du parapet, le Sud
Les touristes dans la salle de conférences
Le bâtiment du milieu : la salle des conférences
Gare sud coréen regardant vers le Nord
Garde nord coréen sorti de sa guitoune à l'approche des touristes, pour la pose
Le grand mat du drapeau nord coréen (160 mètres)
Moi et Campbell
A acheter dans la boutique des souvenirs : un bout de barbelé
L'immeuble de la poste à Séoul
Le marché
Échoppe au marché
Kiosque au palais royal
La mère et la fille
Intérieur d'hanok, maison traditionnelle
Hanok, maison traditionnelle coréenne
En train de chevaucher Haechi, l'emblème de Séoul
Séoul 88

Le mémorial de la paix et le dôme de la bombe A
La flamme qui ne s'étendra que le jour où il n'y aura plus d'armes atomiques dans le monde
Le dôme de la bombe A
BD
Goldorak
Jardin japonais
Il court il court le furet...
Deux pitres
Les gardiens du dôme
Les gardiens du mémorial
Suite à des petits problèmes techniques, je n'ai pas pu accéder à toutes mes photos mais maintenant que le problème est résolu, je vous mets un petit pot pourri de Kyoto, notre première destination !


C'est vrai ça, qui est le Bouddha ?
Chatbus
Le vieux prêtre et les daims de Nara
Quels pitres !
Mon voisin Totoro
Geisha
Les gardiens du temple
Astro le petit robot
Dans les tori d'Inari
Les tori, mais sans moi
En yukata, dans un ryokan (auberge traditionnelle)
Quelques photos de notre petit séjour à Hokkaido, la grande île du Nord qui mérite plus que 3 jours pour la visiter, tant les paysages sont superbes.

La sortie de la gare de Sapporo
Le tramway de Sapporo
La tour de l'horloge, le symbole de Sapporo
Homme d'affaires ou touriste ?
Mais non, je suis bien à Sapporo, pas à Montréal !
L'université d'Hokkaido

La tour télé de Sapporo
Vue sur Sapporo
Parking aérien, en haut de l'immeuble
Repas au marché : oeuf de saumon, saumon, oursin, crevette et chair de crabe royal
Crabe géant à l'assaut de l'immeuble
Gare de Sapporo
Japoniaiseries
Hangars le long du canal d'Otaru.
Otaru est une petite ville, à côté de Sapporo, qui s'est spécialisée dans la pêche aux harengs et qui en a tiré sa fortune. Les constructions de ce port ressemblent au style europe du nord qu'on trouve au Canada
Une vieille (?) pagode et un jeune (?) touriste
Maison canadienne ? ;-)
Vieilles bâtisses d'armateurs d'Otaru
Sieste avec vue sur le port d'Otaru
Génie qui sent le souffre à Noboribetsu
Balade au milieu des caldeiras et des geyser, avec toujours une odeur de souffre, à Noboribetsu
Keep out, danger !
Tiens, celui-là sentait le souffre et le nuoc mam !
Bain chaud pour pieds
On dirait une image de film, non ?
Cette chouette balade d'une journée, à Noboribetsu, dans le sud de Sapporo, s'est conclue par un onsen, c'est-à-dire un bain chaud japonais, à l'extérieur. Mais là, pas de photo car il n'y a que des hommes nus :o)
De retour au Japon, nous avons attaqué notre périple vers le grand nord nipponais. Nous avons débarqué de Corée au port de Fukuoka, dans le sud du pays. A la douane, je suis tombé sur une jeunette novice qui a passé un bon moment sur mon cas. Mais c'est quoi votre prénom et votre nom, il est où votre numéro de passeport, vous avez un numéro d'identité nationale, vous n'avez pas d'argent à déclarer ? mais vous êtes pauvre ?, vous allez dormir où ? ah, au JBB Hakata ? mais vous êtes étudiant ?, c'est quoi votre périple ?, et vous rentrez quand en France, vous avez votre numéro de vol ? etc etc... Tout ça, évidemment, avec la très grande courtoisie des Japonais. A la douane, même cirque, je peux voir votre sac, oh il est tout neuf, vous parlez japonais ?, je peux voir cette poche ?...
Une nuit à Fukuoka puis nous prenons le Shinkansen, le tgv japonais pour Takayama, une petite ville située dans les Alpes japonaises, le Chubu, entre Tokyo et Kyoto. Takayama est une ville connue pour avoir garder un certain nombre de quartiers anciens avec des maisons traditionnelles. Lovée de chaque côté d'un ruisseau, avec en toile de fond les montagnes et les très belles couleurs d'automne.
Nous avons loué un ryokan, une auberge traditionnelle japonaise où l'on dort sur des tatamis et l'on doit partager salle de bain et sanitaires.
Bien que touristique à cause de ses anciennes maisons, de ses festivals de chars, de ses nombreuses excursions dans la montagne, la ville se couche très tôt, et les restos ferment à 19h ! Drôle d'impression le premier soir, quand on recherche en vain un endroit où manger après une demie journée de train.
Quelques balades dans la ville, avec les autres touristes, à faire les magasins et à racheter quelques souvenirs.








Quelques images de Takayama



Au village folklorique de Hida
Après cette courte étape montagnarde, nous avons repris le train pour monter tout en haut du Japon, à Sapporo, sur l'île d'Hokkaido. Enfin, je dis le train, mais en fait, c'était 6 trains étalés entre 13h12 et 6h01, avec une dizaine de minutes de correspondance à chaque fois. Ah ça, on a vu du pays, au moins quand il a fait jour ! Des très belles palettes de couleurs dans les montagnes, à la côté nord un peu déprimante, et puis le long tunnel de 54 km entre le Japon et Hokkaido (en fait non, j'ai rien vu, on dormait).

Départ de Takayama sous la pluie

Couleurs de montagne

Devant un shinkansen
On est arrivé à Sapporo sous la grisaille, à 6h du mat donc, alors que la ville se réveillait. On est allé directement dans notre business hôtel, mais comme tout le temps au Japon, inutile d'espérer avoir sa chambre avant... 16h ! Au moins on peut laisser nos bagages, c'est toujours ça ! On a ensuite tenté de chercher un café mais on a tourné un peu dans la ville le temps qu'elle se réveille.
Aujourd'hui, nous avons visité Sapporo et y restons quelques jours pour visiter les alentours... Suite au prochain numéro...
Un séjour à Séoul ne pouvait s'affranchir un passage à la zone démilitarisée en le Nord et le Sud de la Corée (DMZ). Ce tour d'une journée, à une 50aine de km de Séoul, est devenu un vrai business lucratif.
Le matin, nous avons rejoint un bus rempli de touristes de plein de pays, Japon, Etats-Unis, Corée, Hong Kong... qui a fait une première halte à Imjingak après une première vérification (sommaire) des passeports de chacun par un soldat sud-coréen. Imjingaak est aussi appelée Freedom Bridge car c'est sur un petit pont de ce site qu'a eu lieu le premier échange de prisonniers de guerre. Une carcasse de loco, dézinguée pendant la guerre, est également présente. Porte d'entrée de la DMZ, Imjingak est devenu une sorte de parc d'attraction, avec des jeux comme à une fête foraine, et qui rassemble plusieurs millions de personne par. Un immense parking permet d'accueillir tous ces touristes.

Poste de garde et barbelés à Imjingak
Puis, nous nous sommes rendus au troisième tunnel d'infiltration. Mais avant de continuer, petit cours d'histoire sur la guerre de Corée. D'abord, après la seconde guerre mondiale, le japon a dû céder sa colonie coréenne aux forces occupantes, Soviétiques au nord, Américains au sud. Puis le Nord passe la frontière, envahit tout le pays, prend Séoul, fonce vers le sud qu'il occupe totalement (sauf la poche de Busan). Les Américains réagissent, reprennent le Sud et envahissent le Nord. La Chine déboule pour aider le Nord qui récupère son territoire.
Au
final, des millions de mort pour pas grand chose, car l'ancienne
frontière est conservée telle qu'elle. Toutefois, il est décidé
que 2km de chaque côté de cette frontière seront démilitarisés.
D'où le nom de DMZ qui traverse toute la péninsule sur 4 km de
large. Cette DMZ, ultra surveillée de chaque côté est devenue une
véritable zone naturelle, où toute sorte d'animaux peuvent vivre
sans être perturber par les hommes !
Une
course au drapeau le plus grand et le plus haut a eu lieu, et au
final, c'est le Nord qui a gagné avec un mat haut de 160 mètres
contre 100 mètres pour le sud. Chacun a mis un village modèle au
bord de la frontière. Celui du Nord a été appelé Village
Propagande par le Sud qui a dénommé le sien Village de la Liberté.
Chacun voit midi à sa porte.
Donc,
je reprends mon histoire de tunnel. En cachette, le Nord a construit
4 tunnels sous la DMZ pour envahir le Sud. D'où sans doute la
soudaineté de l'invasion du Sud, à l'époque. N'oublions pas que la
DMZ est à 50 km de route de Séoul, soit même pas une heure ! Ces 4
tunnels ont été découverts fortuitement bien après la fin de la
guerre (si l'on peut dire car comme aucun armistice a été signé,
les deux pays restent en guerre). Le Nord a dit que c'était des
galeries minières pour l'exploitation du coal (c'est de l'anglais et
je sais pas ce que c'est en français) et y a mis des peintures au
mur pour faire croire que, mais en fait, tout est granitique dans le
tunnel.


Bref,
un passage a été creusé par le Sud pour rejoindre le 3ème tunnel
de façon à le faire visiter par les touristes ! Un petit train a
même été installé pour les touristes les plus fortunés ! Bigre !
Etape
suivante, l'observatoire de Dora d'où l'on peut observer le Nord.
Comme on parle de business, plusieurs télescopes payants ont été
installés pour observer le Village de la Propagande, la vingtaine de
statues de Kim Il Sung et Kim Jong Il qui parsèment le paysage. On
peut observer le Nord mais pour prendre des photos, il faut se placer
derrière une ligne située à 3 mètres du rebord de l'observatoire.
Situation pour le moins comique.

Le poste de Dora, les touristes sont à gauche
Les touristes qui prennent des photos de la Corée du Nord, sans dépasser la ligne jaune
Kaesong, ville de Corée du Nord
La Corée du Nord (heureusement que j'avais un bon objectif, malgré mes petits bras)
Pour
finir la matinée, nous avons été amenés à la station de train de
Dorasan, dernière gare du Sud, avant d'aller plus loin vers le Nord.
Des grandes cartes montrent que lorsque le Nord et le Sud seront
reliés efficacement par le TransCoréen, on pourra aller en train de
Busan à Paris !!!! Par le TransSibérien bien sûr !

Direction Pyeong Yang
Séoul > Paris direct en tgv !!
Un
petit tampon dans la gare permet de garder un souvenir de ce passage
à la gare de Dorasan. Après avertissement de notre guide de ne pas
tamponner notre passeport avec, pour faire style je suis allé en
Corée du Nord.
Puis
retour à Imjingak pour manger.
L'après-midi,
c'est le tour dit de Pan Mun Jeon, du nom d'une ville située pas
loin de la DMZ et qui nous permet de rentrer dans la DMZ, jusqu'à la
frontière avec le Nord. Ce tour est totalement interdit aux Sud
Coréens. Là, on est en plein tourisme de guerre que l'on ne connaît
pas vraiment en Europe, mais complètement orchestré par l'armée
américaine et les clichés pas si faux qu'elle véhicule.
En
entrant dans la DMZ (avant nous étions donc en ses marges), un
militaire américain entre dans le car et vérifie avec une fausse
solennité les passeports et les tenues de chacun. Il avait été
prévenu avant que les tenues affriolantes, les jeans, les tongs et
autre shorts et tenues kaki étaient interdites. Puis nous entrons
dans le camp Bonifas, où l'ont doit changer de car, mais en gardant
nos numéros de place. Le soldat Campbell est là pour nous servir de
guide et nous commençons d'abord par nous rendre dans une salle de
briefing où l'on nous remet un badge ONU et où l'on fait signer un
papier disant (extraits, en anglais dans le texte) :
-
la visite dans le Joint Security Area (JSA) à Pan Mun Jeon suppose
l'entrée dans une zone hostile et la possibilité d'agression et de
mort peut résulter de cette entrée.
-
comme les incidents ne peuvent être anticipés, le Commandement des
Nations Unies, les Etats-Unis d'Amérique et la République de Corée
ne peuvent garantir la sécurité des visiteurs et ne peuvent être
tenus pour responsable des éventuels actes ennemis hostiles.
Dans
la salle du briefing, un film nous est montré, expliquant l'histoire
de la DMZ, le rôle héroïque des forces de paix pour maintenir
l'espoir... Les Japonais étaient regroupés dans le fond et une
traductrice traduisait en même temps que parlait la madame militaire
américaine... ce qui a beaucoup fait rire le groupe des Espagnols à
cause de la cacophonie provoquée. Évidemment, tout est dit sur le
ton américain, comme dans les films à la gloire des USA !
Nous
remontons dans le car et nous parcourons les 2 km de la DMZ qui nous
sépare de la JSA, en nous montrant ici et là les camps
d'entraînement et les canons pointés vers le Nord... avec
interdiction de fair.e des photos.
La
JSA est en fait la zone, à cheval sur le Nord et sur le Sud, au
milieu duquel se trouve la salle des conférences, zone neutre bien
sûr. Le bâtiment de la Liberté, au Sud, fait face au pavillon Pan
Mun Gak dans le Nord, et au milieu, donc la ligne de démarcation et
la salle des conférences.
Nous
entrons dans la salle des conférences au milieu de laquelle se
trouve une table, à cheval sur le Nord et le Sud. Un garde Sud
Coréen monte la garde, sur cette ligne. Un autre monte la garde
devant la porte donnant vers le Sud. On peut franchir virtuellement
cette frontière, et surtout se faire prendre en photo avec ce brave
garde, ce que les Américains s'empressent de faire.

Campbell, le garde coréen et les touristes !
On
nous fait sortir de la salle de conférence avec interdiction de
prendre des photos dehors et de regarder derrière soi (donc vers le
Nord).
Puis,
nous montons sur un petit poste d'observation, en forme de pagodon,
et là, après les explications de Campbell, nous pouvons prendre des
photos du Nord, du grand drapeau nord coréen qu'on voit au loin et
du bâtiment Pan Mun Gak. Lorsque la séance photo commence, au voit
se poindre une paire de jumelles sortir par une fenêtre nord
coréenne et le garde nord coréen, tapit dans l'ombre, se déplace
vers l'entrée de façon à être totalement visible pour les photos.
Puis nous rentrons dans notre car militaire, avec nos gardes sud
coréens, qui me font penser à la guerre du Viêt Nam avec leur
casque rond, leurs grosses lunettes de soleil aux branches dorées
œil de mouche, et leur treillis vert sapin foncé rigide aux jambes.

En face, le bâtiment nord coréen et sur la droite, en bleu, la salle des conférences où nous sommes rentrés
Et
oui, ce tour dans la DMZ est un grand sketch dans lequel chacun
trouve son compte, le Nord et le Sud Corée, l'armée américaine et
les touristes. Tout cela se finit par une visite à la boutique de
souvenirs, dans le camp Bonifac, où l'on peut acheter des bouts de
barbelés, des insignes, des cartes postales...
Retour
à Séoul après cette visite dans une des zones les plus surveillées
du monde et le droit de dire, j'y étais, j'ai franchi virtuellement
la frontière.
Notre
séjour à Séoul s'est achevé vendredi 23 par notre retour au
Japon. KTX de Séoul à Busan, le grand port du sud, le KTX étant le
TGV sud coréen. C'est la copie conforme de notre TGV ce qui est
normal car Alsthom l'a vendu aux Coréens. Tout y est vraiment
pareil, la forme du train, les fauteuils, les autocollants pour
briser la glace en cas de pépin et les annonces sonores. De Busan,
nous sommes rentrés à Fukuoka, au Japon, par le bateau.
La petite épopée séoulite se termine, elle était brève et voulue, mais la ville s'est révélée très attachante et le pays donne envie de le découvrir plus profondément. On pourrait penser que la Corée et le Japon se ressemblent, alors que pas vraiment en fait. Autant tout est carré au Japon, les rues sont propres, les gens très polis, la circulation pas très nerveuse en ville, les voitures semblent être des micro machines carrées... Pour dire, un petit croisement dans un quartier quelconque, pavillonnaire, pas de circulation, mais le feu est rouge pour les piétons... donc personne ne traverse. Malgré nos origines gauloises, nous nous plions à ces règles car malgré tout, les feux ne durent jamais très longtemps.
A Seoul, c'est bien différent. La ville est quadrillée de 2x3 ou 2x4 voies, et les feux atrocement longs pour les piétons. Tellement difficile de traverser que l'on voit souvent les gens courir dès le feu vert passé pour être sûr d'être de l'autre côté quand le feu redevient rouge (on parle de 6 voies à traverser là !). Aux carrefours, il y a de toute façon des passages souterrains pour passer d'un côté de la rue à un autre. Les feux sont tellement longs que c'est vraiment là qu'on souffre d'être Gaulois et qu'on se retient comme pas possible pour prendre son élan et traverser la rue en courant.
Les Séoulites roulent dans de grosses voitures, évidemment principalement de marque coréenne, et la circulation y est nerveuse. Comme le dit le Lonely, quand on traverse ces larges rues, il ne vaut mieux pas être dans les premiers pour éviter de se faire renverser par ceux qui passent au rouge et dans les derniers pour éviter les voitures qui démarrent plus tôt que les autres :-)
Autre chose de très marquant à Séoul, une certaine pauvreté apparente. Dans un passage souterrain, sous un très grand centre commercial, on voit le soir les pauvres gens s'installer dans des cartons qui deviennent des cabanes. A la sortie des escaliers, des petits vendeurs vendent quelques bricoles, un peu de bouffe ou quelques paires de chaussettes.
Bon, quand même, là je parle des trucs qui marquent, mais sinon, ça reste une ville très attachante, un mélange de Montréal et de ville asiatique traditionnelle. Dans le centre, les grands immeubles dominent, les espaces publics aux pieds de ces immeubles sont de très grande qualité. Puis, dans les petites rues derrières on retrouvent toutes les échoppes de rue, les vendeurs de gadgets qui servent à rien, les vendeurs de faux caleçons roses Louis Vuiton... Dans les maisons, des boutiques locales ou de grandes chaînes (Starbuck, Mister Donut, Paris Baguette, Paris Croissant, MacDo...). Le mélange est assez séduisant et au final marche très bien. Les employés d'immeubles se retrouvent en bas pour fumer ou pour grignoter une brochette de (nourriture non identifiée).

Temple perdu au milieu des immeubles

Une rue animée de Corée
Dans
la liste des échoppes de rue, on retrouve donc ces marchands de
brochettes non identifiées (du tofu ou des tripes, je sais pas), des
brochettes de viande, des maki, et le soir des marchands de
châtaignes (miam miam), de frites allumette, d'énormes moules
(trois fois ma main sans mentir), d'abats, de cochon... et surtout de
poulpes, de seiches et de calmars.

Joli poulpe attendant une mort certaine dans un aquarium de resto
Franchement, si un jour vous devez vous réincarner, ne choisissez pas d'être un poulpe coréen. Ce pauvre animal finit dans des aquariums devant les restos ou dans des boîtes en plastique remplies d'eau dans les échoppes de rue. Je n'ose imaginer ce qu'ils deviennent quand une main de Coréenne le choppe pour le transformer en grillade ou en soupe. Dans d'autres échoppes « Au roi du calmar », c'est pareil. Là, ce sont des fines tranches de calmars (ou de seiches) grillées dans des gobelets en carton. Ici, des seiches séchées plates avec des marques de pneu. Là, ce sont des miettes de calmars séchés. Et par là, de gigantesques tentacules de calmar présentées comme nos friandises de type scoubidou ou les trucs verts fluo avec une pâte blanche à l'intérieur. Que vous soyez seuls, avec des collègues, ou en amoureux, de toute façon, il y a toujours un calmar ou un poulpe qui est de la fête.
Que dire d'autre sur ce pays, coincé entre ces encombrants voisins (Japon, Corée du Nord et Chine) et qui a subit une réelle déculturation dans son passé (surtout au temps de la colonisation japonaise). Du coup, une certaine recréation de l'identité/de la fierté nationale se fait sentir, bien sûr dans la technologie, mais aussi dans les monuments historiques.
Il reste quand même quelques traces que les Japonais n'ont pas tout détruits. Et surtout, on peut assister à des sortes de représentations de changement de la garde devant certains palais royaux. C'est assez esthétique à voir, bien minuté, et ça permet de montrer les costumes nationaux.

Petits enfants visitant le palais de Deok Su Gung



Changement de la garde au palais de Deok Su Gung


Le palais royal de Deok Su Gung

Moi au palais de Gyeong Hui Gung
Un des plus beaux endroits de Séoul, c'est les bords de la rivière Cheong Gye, qui traverse le centre-ville d'ouest en est. Ce ruisseau a été canalisé puis recouvert. En 2003, la ville de Séoul a entrepris de rouvrir ce canal et de l'aménager en promenade. Une réussite urbaine. Au point de départ, un petit filet d'eau, sur une place, qui arrive à une cascade d'où l'eau se jette dans la rivière, quelques mètres plus bas. Puis, notre rivière s'écoule paisiblement, comme un torrent, avec des petites cascades, des pas japonais pour traverser le ruisseau, des petites marches pour s'asseoir au bord de l'eau, un peu de végétation hydrophile qui s'adapte aux étiages de l'hiver et de l'hiver, des jeux de lumière... La promenade, le long de l'eau; est donc à 5 mètres sous le niveau des avenues pour voiture et on ne voit donc que les grands immeubles, tout illuminé dès que tombe la nuit.



La belle rivière Cheong Gye, de nuit et de jour
Nous sommes aussi allés voir le parc olympique. Et là, ce fut comme une madeleine de Proust, que de voir en vrai ce que j'admirais dans un livre sur les JO de Séoul acheté par môman et grâce auquel certaines vocations (comme celle d'urbaniste ?) sont nés ici. Revoir ce même livre dans la boutique du musée olympique et tous les souvenirs sont revenus à moi :-) Séquence émotion !!!!




Séoul, vu de haut, de jour et de nuit



Quelques aménagements très réussis sur Sejongno

Croisement sur Sejongno

Et parce qu'à Séoul, on y mange très très bien... Ici, une sorte de mitonnée, sur une plaque chauffante

Et là, un délicieux maquereau grillé... vraiment trop bon
En fait, vous commandez un plan principal (soupe, sauté, nouilles...) et on vous rapporte avec une multitudes de petits plats, dont le fameux kimchi. Là, du tofu, du soja au sésame, des navets (?), des algues, et une petite soupe misu
Délicieux !
Prochain message sur l'expérience DMZ...
(là, je suis retourné au Japon et c'est le début de notre montée vers le Nord)
Pas facile de se connecter à internet, depuis le Japon ! Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, tous les hôtels ne fournissent pas d'accès. Il faut donc trouver des spots wifi dans la rue, au hasard, et dans des lieux parfois insolites....
Aujourd'hui lundi, nous sommes à Fukuoka, une grande ville du sud du Japon. Demain mardi, on embarque sur un ferry pour la Corée du Sud, direction Séoul pour qqes jours. 3 heures de bateau, sur un engin particulier qui flotte au-dessus de l'eau ! Notice d'avertissement à l'embarquement où nous avons réservé nos billets aujourd'hui : ne pas oublier de mettre les gilets de sauvetage car parfois le bateau heurte des animaux marins, de type baleines ou dauphins :-)
Hier, nous étions à Hiroshima, la grande ville bien connue pour les évènements tragiques. Une ville complètement refaite, où les lieux de la mémoire sont devenus ultra touristiques. Le dome de la bombe A est une icône, le musée poignant.
Avant, nous avons passé qqes jours sur une île, dans la baie d'Hiroshima, qui s'appelle Miyajima. Il s'y trouve le plus connu des tori : une immense porte en bois rouge, dans la mer. Un lieu agréable, et touristique également (avec les prix qui vont avec).
Ici les daims se baladent dans la rue, ils font partie du paysage, et c'est chouette de voir des biches, des faons et des daims. Surtout qu'on peut les carressser :-) Mais ce sont des voraces, ils mangent n'importent quoi, y compris les emballages papier. A peine avais-je ouvert un paquet de gateaux qu'un daim est venu, a fouillé dans mon sac plastique qui sentait bon les gateaux au beurre et s'est emparré de l'emballage et l'a dévoré en moins de deux. Plus tard, dans la nuit, on a vue un daim en train de grignoter une corde qui était accrochée à une devanture, avec des papiers votifs dessus !!
On a fait une balade dans la montagne, on a gravi à pied les 530 mètres du mont Misen d'où on a une belle vue sur la baie d'Hiroshima avec les îles et les parcs à huîtres.
Quelques photos de Miyajima.

La pagode de Daishoin, sur les pentes du mont Misen
Un monsieur sourire, toujours dans la même pagode, et décliné en une multitude de position et de mimiques
Un tanuki et son petit, devant une déesse ! Les tanuki sont des espèces de petits blaireaux, qu'on voit parfois le soir, très sympathiques. Ils sont représentés avec un chapeau et une bouteille
Tablettes votives
Plein de neko
Des petits monsieurs sourire votifs
Un des deux a le nez long, je vous dis pas lequel...
530 mètres de montée plus tard, le spectacle : une belle vue sur la baie d'Hiroshima et le tori
Petite icône de pierre, drapée de rouge, avec des offrandes tout droit sorties de dessins animés !
Touriste sympa et homme de pierres
Je kiffe les daims !
Dans ce temple, y'a une marmite de bouddha ou qq'un comme ça qui bouille sans interruption depuis... super super longtemps !
Ne pas donner à manger aux singes, car cela leur donne des flatulences ou des fesses rouges ;o)
Ôh, c'est haut !!!
(ou bien : Ôh, tous ces parcs à huîtres ! Miam miam, frites, braisées, ou bouillies, c'est trop bon)
La pagode de Senjokaku, pas loin du tori
Le très photogénique tori avec un très photogénique français
Le tori...
Le même tori à marée basse

Le grand temple de Nara...
...avec un immense bouddha à l'intérieur !
Un petit pavillon sur l'eau, à Nara, au milieu d'un parc où les daims se baladent en liberté. Des vrais daims (pas les chocolats) avec de jolis yeux de merlans frits implorant des petits gateaux... que l'on peut acheter 150 yen. Paraît que des touristes ont essayé d'en manger (des gateaux à vendre, pas des daims) mais c'est que pour les cervidés
Les Japonais adorent faire la pause. En fait, surtout les Japonaises.
Lampion et tour de Kyoto
Tablettes votives
Un temple rouge avec une grosse cloche à l'intérieur
Le temple de Kiyomizu-dera, un repère à touristes et à collégiens ! Les marchands du temple sont au rendez-vous et tout est achetable : santé, amour, travail... et tout plein d'autres secrets :-)
Succès pour ces deux petites princesses, en balade dans Kyoto ou payées pour faire de la figuration ?
Petit génie malicieux et papiers votifs
Les touristes adorent faire la pause :-)